crayons« Nous rappellerons les actes de bienveillance de l’Eternel et les motifs de le louer : il a tout fait pour nous. Nous dirons les nombreux bienfaits dont l’Eternel a comblé la Barque et les accompagnés, le bien qu’il nous a fait dans sa tendresse et sa grande bonté » (texte inspiré d’Esaïe 63 :7)

Quand je pense à l’année écoulée à La Barque et à tant de situations vécues, il s’élève alors en moi un chant de reconnaissance inspiré du prophète Esaïe :

« Eternel, tu es mon Dieu ; je proclamerai ta grandeur, je célébrerai ton nom, car tu as été un refuge pour le plus faible, un refuge dans la détresse, un abri dans l’orage, un ombrage au temps de la chaleur » (25 :1 et 25 :4).

Seigneur, merci pour toutes les fois où tu nous as tirés, au sein de nos circonstances douloureuses, par « tes cordages d’amour et tes liens d’une tendresse et bienveillance tout humaine », même si on ne l’a pas toujours vu sur le moment… » (selon Osée 11 :3-4). Merci pour ta manière d’agir souvent si surprenante !

Louez l'Eternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours ! (1 Ch 16 :34)

Ce verset me touche et me parle. Miséricorde… dans ce mot un peu désuet, on entend le mot misère et le mot corde. Au milieu de nos réalités humaines faites parfois de chagrin, de malheur, de dénuement, de vulnérabilité, notre Dieu tend sa corde. Corde de grâce, de soutien, de bonté, d’amour (ou chérissement, comme il est dit dans la Bible Chouraqui).

Gloire à Dieu pour son inépuisable miséricorde à notre égard !

En Josué 4, Dieu demande à son serviteur d’extraire 12 pierres du Jourdain, et de les édifier sur la terre ferme en disant : « Ces pierres vous rappelleront ce qui s’est passé ici. Quand, plus tard, vos enfants vous demanderont : ‘’Qu’est-ce que ces pierres veulent dire pour vous’’, vous leur répondrez :  « l’eau du Jourdain s’est arrêtée de couler » (v. 6-7). Obnubilé par les difficultés du chemin, le peuple en arrivait souvent à oublier ce que Dieu avait été et avait fait pour lui. Les pierres devaient rappeler sa fidélité au sein même des épreuves endurées. Les pépites de la bonté de Dieu ne s’offrent pas toujours immédiatement à l’esprit lorsque nous sommes malmenés par des circonstances difficiles. Mais quand il m’arrive de m’arrêter pour me souvenir de la présence de Dieu au cœur de ma vie, cela m’aide à porter un autre regard sur ce que je vis, m’ouvre souvent à l’émotion, à l’émerveillement et à la reconnaissance.

« Mon Dieu,

Accorde-nous la grâce,

D’accepter avec sérénité, les choses qui ne peuvent être changées.

Donne-nous le courage,

De changer les choses qui doivent être changées.

Et donne-nous la sagesse,

De les distinguer les unes des autres. » (Reinhold Niebuhr, théologien)

Pour certains, cette prière semble être comme une évidence…

Mais pour celui ou celle qui la reçoit comme une révélation dans un domaine de sa vie, alors c’est une Grâce infinie…

« Car voici ce que dit le Dieu très élevé qui demeure éternellement, et qui est saint : j’habite dans un lieu qui est très haut et saint, mais je demeure aussi avec l’homme accablé, à l’esprit abattu, pour ranimer la vie de qui a l’esprit abattu et vivifier le cœur des hommes accablés. » (Esaïe 57 : 15)

Noël… Jésus vient parmi nous… Il n’est pas resté dans le lieu « haut et saint », mais il est descendu et a partagé notre condition humaine. Et il est là maintenant, tout proche de chacun, prêt à ranimer nos vies au quotidien ! Voilà le miracle de Noël que nous allons prochainement célébrer : Emmanuel, Dieu parmi nous !